vendredi 29 mars 2013

Coup de foudre au Pays du Soleil Levant: Les Amants du Spoutnik, de Haruki Murakami


Et voilà encore un billet sur un Murakami (et ce n'est pas le dernier, d'autres suivront).
Depuis que j'ai découvert cet auteur l'année dernière, je dévore ses oeuvres, fascinée par son écriture si fluide et ses univers oniriques. Ne faisant pas exception à la règle, les Amants du Spoutnik s'est retrouvée dans ma PAL à la suite de mon inscription au challenge "Je t'aime, moi non plus" de RoroBouquine.


Troisième livre affilié à la romance que je lis donc pour ce challenge, et premier pour lequel j'ai commencé ma lecture avec un a priori très positif. Pourtant, je ne savais pas à quoi m'attendre, et autant dire que je m'attendais pas du tout à ça en tout cas...

Mise à contribution de l'un de mes amis félins pour l'occasion
Les Amants du Spoutnik
Haruki Murakami
Editions 10-18

 L'histoire:



Sumire est une jeune femme de 21 ans un peu désinvolte aspirant à être écrivain. Elle est amie avec K. (le narrateur), un professeur de 25 ans plutôt solitaire et secrètement amoureux d'elle. Un jour, lors d'un mariage, Sumire rencontre Mia, chef d'entreprise d'origine coréenne, mariée, approchant de la quarantaine. Sumire en tombe éperdument amoureuse et n'aspire qu'à rester auprès d'elle. Lorsque Mia lui propose de devenir son assistante, Sumire est aux anges, et sous les yeux de son ami K., elle va se transformer et s'éloigner de lui. K. reste sans nouvelle de Sumire, jusqu'à un étrange coup de fil de Mia, affolée. Sumire et elle étaient parties en Europe pour affaires, mais la jeune femme a maintenant disparue et Mia ne sait pas vers qui se tourner...

"Chacun d'entre nous a connu un évènement particulier destiné à se dérouler à une certaine période de son existence, et une seule fois, comme une petite flamme venue l'éclairer. Ceux qui sont attentifs et qui ont la chance gardent précieusement ces moments en eux, les font grandir, les utilisent telles des torches pour illuminer leur vie toute entière. Mais, une fois perdue, cette flamme ne peut plus jamais être retrouvée. "


Mon avis:


Déconcertant, voilà le mot qui m'est venu à l'esprit lorsque j'ai refermé ce livre.
Tout commence pourtant de manière assez conventionnelle avec l'un de ces traditionnels triangles amoureux qu'affectionne la littérature du genre. Murakami nous dévoile avec délicatesse ses personnages, parmi lesquels aucun n'est vraiment ordinaire, chacun gardant une part de mystère. Leurs relations et leurs passés s'explicitent au fil des pages, des désirs à sens unique, des souvenirs douloureux qui les maintiennent dans leur solitude respective.

Et puis d'un coup, après l'arrivée de K. auprès de Mia pour tenter de retrouver Sumire, tout change et le roman bascule dans un univers quasi fantastique. Souvenirs, rêves, illusions, tout se mêle, laissant planer l’ambiguïté sur la part de réel et d'imaginaire dans la succession d'évènements. Jusqu'à cette fin ouverte, presque brutale tellement elle est frustrante.

Étrange roman d'amour donc, si bien écrit et qui m'a passionnée au point de le lire d'une traite, mais donc la fin me laisse malheureusement... sur ma faim.

Note: 8/10


Les Amants du Spoutnik est également une lecture commune avec A Girl from earth  et Keisha.


Salsifi Papillon

lundi 25 mars 2013

Challenge: Printemps Coréen

Après le challenge "Je t'aime, moi non plus" (prochain billet à ce sujet ce vendredi d'ailleurs, marquant également une lecture commune des "Amants du Spoutnik" d'Haruki Murakami), voici le 2ème challenge dans lequel je me lance, cette fois plus ouvert et certainement plus dans mes cordes.


Proposé par Catherine, le challenge "Printemps Coréen" est plutôt simple: il faut publier au moins un article ayant trait à la Corée (littérature, cinéma, cuisine...) pendant la période impartie, c'est-à-dire ce printemps, du 20 mars au 20 juin.

Alors, pour être honnête, la Corée, je ne la connais finalement que par son cinéma (polar et horreur notamment) que j'affectionne particulièrement. C'est donc assez logiquement que je compte participer à ce challenge avec un ou deux article(s) sur le 7ème art coréen, d'autant plus que ce début d'année 2013 voit la sortie des nouveaux films des 2 grands réalisateurs coréens que sont Park Chan-Wook (Stoker, sortie prévue le 1er mai sur nos écrans) et Kim Jee-Woon (Le Dernier Rempart, sorti en janvier dernier), marquant ainsi leur arrivée, pas forcément réussie, sur le marché américain.


 
Du Kim Jee-Woon d'avant le drame de son arrivée aux USA...

Mais pour que le challenge en soit vraiment un, j'aimerais y ajouter la lecture d'un roman coréen. Pas encore d'idée fixe sur un titre en particulier, mais nul doute que je vais bien trouver quelque chose à me mettre sous la dent d'ici le 20 juin...

Affaire à suivre!

Salsifi Papillon